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 "I want to make Romeo jealous. I want the dead lovers of the world to hear our laughter and grow sad."

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AuteurMessage
Arthur Adler

avatar◈ Date d'inscription : 26/11/2012
◈ Messages : 62
Masculin
◈ Ft : Tom Hiddleston
◈ Disponibilité : Absent.
◈ Fiche : I want to make Romeo jealous.

Fiche de liens.

◈ Âge : 29 ans.
◈ Job : Instit.
◈ Particularités : Il est amnésique mais possède les souvenirs d'un mort dont il ne connait pas l'identité.

Il détient aussi une montre gousset en argent qu'il a toujours sur lui.

Il est presque roux.


MessageSujet: "I want to make Romeo jealous. I want the dead lovers of the world to hear our laughter and grow sad."    Mer 28 Nov - 17:43





Arthur Adler


ft. Tom Hiddleston


who you really are


    ϟ Nom : A. Adler pour l'instant.
    ϟ Prénom(s) : Arthur
    ϟ Âge : 29 ans.
    ϟ Groupe : Aperto Libro
    ϟ Job : Ex tueur à gages. Professeur dans l'école maternelle de Holly Cross (mais ça, peu de gens le savent. A vraie dire, à part le staff de l'école et quelques parents d'élèves, personne)

your special faculty


    ϟ Ta spécialité de Médium :
    ‣ Son nom : Le passé d’un autre.
    ‣ Ses particularités : Arthur a tout oublié de lui suite à l’accident, tout jusque son nom. Malgré tout, il lui reste des souvenirs, les souvenirs d’un autre. Arthur possède les souvenirs par flash d’un mort dont il ignorait l’existence.
    ‣ Ses points forts : Aucun. Non vraiment, savoir le passé d’un mort est inutile et même dangereux.
    ‣ Ses points faibles :Arthur a dû mal à différencier ses souvenirs de ceux du mort bien qu’il n’en possède pas beaucoup de personnels. De plus, il a la sensation d’avoir vécu ailleurs, parfois il se demande qui il est, lui-même ou cette personne vivant au fin IXe siècle ? Parfois ça le rend fou, provoque des insomnies. Imaginez un peu vous réveiller à l’hôpital un soir sans savoir qui vous êtes avec des fragments de souvenirs d’un autre dans la tête. Tout le monde ne le vit pas bien.

question time


    ϟ Quelle est ta plus grande peur ? : La trentaine qui s'approche à grands pas.
    ϟ Quel est ton plus grand rêve ? : Retrouver qui j’étais pardi ! Ainsi que l'éternel jouvence.
    ϟ Quelques uns de tes défauts ? : Je suis narcissique, sûr de moi, confiant, je suis égoïste, impatient, vulgaire.... Enfaite je n'ai aucun tact, je suis direct. En plus d'être nerveux, je suis agressif et impatient. Je n'ai aucun principe, ne comptez pas sur moi les amis, je ne suis pas digne de confiance. Mon credo est "On ne peut compter que sur soit même." et c'est par amour propre que je choisis de cacher mes faiblesses aux gens à qui je m'attache. Je suis l'anti héro qui fume, qui boit, le "play boy" bientôt trentenaire qui n'a pas vraiment de futur mais et qui vit du présent. Je n'aime pas la solitude alors je m'arrange pour ne jamais être seul plus d'un soir mais jamais avec le même gars, parfois une fille quand le hasard m'en dit. Et bien sûr, par orgueil, je n'avouerais jamais être tout cela, je suis de mauvaise foi.
    ϟ Quelques unes de tes qualités ? : J'ai aussi des bons côtés. Ou pas. Je suis aussi bon pédagogue qu'élève. Je suis droit, et je ne tolère pas qu'on s'attaque à plus faible que soit, donc attentif aux autres. Je hais la discrimination, ça me dégoute. Je suis plutôt bon joueur, je joue le jeu selon les règles. J'ai pas mal de répartie et un sens de logique, sans doute grâce aux Sherlock Holmes, livres que j'adore. Je lis mais j'écoute surtout beaucoup de musique, du modern Jazz ou du Hard Rock, je suis un grand fan des Pink Floyd et des Deep Purple. J'aime aussi le classique sans trop m'y connaitre. J'aime beaucoup la mécanique, c'est quelque chose qui m'intéresse. Puis j’aime bien les enfants. Ne me demandez pas pourquoi d’ailleurs je le cache. Je suis assez patients avec eux, je suis quelqu’un d’autre. Enfin, j'aime bien l'humour noir et l'auto dérision (sauf sur mon âge). Comme vous pouvez le remarquer, ce ne sont pas de vraies qualités mais j'aime sourire et si je ne l'avouerais absolument jamais (même pas en rêve), je suis assez sensible, une éponge qui intériorise.
    ϟ Parles-nous de tes mauvaises habitudes et petites manies ? : Des mauvaises manies ? Je fume, j’ai un spasme dans la joue droite lorsque je mens mais très peu de personnes le savent, je ne range pas mes chaussures, souvent je les laisse aux pieds, j’oublie de fermer la porte de mon appartement, lorsque je drague je donne toujours le même faux-numéro et apparemment, la personne à qui le numéro appartient m’en veut légèrement de pourrir sa ligne, lorsqu’on me tapote l’épaule je sursaute, lorsque j’intériorise, je deviens agressif. Je ne respecte jamais les limitations de vitesses et j’aime répéter des répliques des Tarantino, mon réalisateur favori. J’ai des tas d’autres choses mais c’est tout ce dont je me souviens à cet instant.
    ϟ As-tu de la famille ? : Non.
    ϟ Es-tu plutôt fille ou garçon ? : J’aime les galettes, savez-vous comment ? ♪ [Cette chanson ne veut pas dire qu'il est gay, même si il est gay, c'est seulement pour semer le trouble et la panique.]
    ϟ Ton avis sur le 21 décembre 2012 ? : C’est une connerie tout ça. J’y crois pas une seconde. C’est une coïncidence, l’explication doit être rationnelle.
    ϟ T'es au courant que t'es médium au moins ? : Médium ? C’est quoi ça, une sorte de madame Irma ? Je sais que ce qu'il m’arrive est peu normal, je cherche qui est cette personne dans ma tête car je sais qu’elle a existée mais non, je ne sais pas que ce que je suis avait un nom.

monsters hiding under the bed



    ϟ Comment as-tu découvert le forum ? : Au petit bonheur la chance.
    ϟ Qu'est-ce qui t'a poussé à t'y inscrire ? : C'est une question piège?
    ϟ Trouves-tu qu'il manque quelque chose ? : Rien. Je trouves même qu'il y a un peu trop de lieux pour RP.
    ϟ Le code du Règlement : Quel règlement? C'ui que je dois écrire?




Dernière édition par Arthur Adler le Mer 5 Déc - 13:54, édité 7 fois
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Arthur Adler

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◈ Ft : Tom Hiddleston
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◈ Fiche : I want to make Romeo jealous.

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◈ Âge : 29 ans.
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Il détient aussi une montre gousset en argent qu'il a toujours sur lui.

Il est presque roux.


MessageSujet: Re: "I want to make Romeo jealous. I want the dead lovers of the world to hear our laughter and grow sad."    Mer 28 Nov - 17:43






fairy tales don't always have happy ending


    ϟ Histoire :


    Année 1900

    Il baissa les yeux sur ses mains. Il y avait du sang. Beaucoup trop de sang. Cette couleur vermeille qui attirait le regard. Ses doigts en sont tachés, de cette couleur incrustée sous ses ongles. Il leva le regard sur la personne devant lui. Il entendait le coeur de cette femme battre. A moins que ce soit le sien. Mais alors comment pouvait-il savoir que cette femme était encore en vie ? Cette femme sans visage qu'il semblait connaitre si bien et qu'il n'arrivait pourtant pas à reconnaitre. Le cyan de ses yeux se tachèrent de perles et sa vision si claire se brouilla. Il ne voyait plus que la couleur du sang qui se détachait vivement du décor. « I... Irène ? » Les perles coulèrent sur ses joues. Et la femme s'écroula devant lui.

    29 Janvier 2013

    Arthur se réveilla en sursaut. Il aurait aimé dire qu’il avait seulement fait un cauchemar. Mais il ne rêvait plus depuis son accident. Ce n’était que des fragments de souvenirs encore décousus. Des souvenirs qui ne lui appartenaient pas. En sueur, il se releva. Dormir n’était pas une bonne idée. Il prit sa montre gousset en argent dans ses mains. Il l’ouvrit. A l’intérieur était gravé en lettres calligraphiées 


    « To Arthur, my love.

    A. »


    

Il avait beau fouiller sa mémoire, il ne retrouvait pas qui était cette personne. Ce A. qui l’obsedait, la seule attache à son véritable passé. C’est grâce à cette montre que qu’Arthur pu connaitre son prénom. L’heure aussi, sans doute. Il referma la montre en un claquement sourd. Sans allumer la lumière, il mit en marche la cafetière bruyante qui réchauffait le reste d’eau d’hier. Son souffle s’était calmé. Depuis des mois il devait se persuader à chaque réveil que ce n’était pas ses souvenirs. Depuis des mois il devait se contenter de ne pas savoir à qui appartenait ces souvenirs dont il rêvait. Depuis des mois il devait ne savoir qu’une chose du sien, les minutes précédant l’accident.



    21 Décembre 2012

    

Il pleuvait fort. Arthur lançait des regards sur la route mais celle-ci lui était invisible. La pluie épaisse de la nuit l’empêchait de voir et d’entendre. Une cigarette entres les doigts, les deux mains sur le volant, Arthur conduisait en fredonnant la chanson qui passait à la radio. Lorsqu’elle ne coupait pas, la radio gueulait. Arthur avait mis le volume au maximum pour qu’elle surpasse les tintements de la pluie sur les vitres. Welcome to the jungle. It gets worse here everyday. Ya learn ta live like an animal. In the jungle where we play Tout l’exaspérait mais ce n’était pas grave. Il avait fui Londres, son boulot, il allait pouvoir recommencer. Bien sûr ce n’était qu’éphémère. Dans ce monde-là, changer d’identité n’était pas suffisant pour se faire tracer. Mais ce n’était pas grave. Il n’aurait plus à tuer des gens pour de l’argent. Un milieu dans lequel la vie avait un prix. Lorsqu’on met un prix sur la vie alors rien n’est moins précieux. La vie devient soudainement un autre objet parmi tant d’autres. Mais ce n’était pas grave. Parce qu’il avait fui et ça c’était finit. La vie aurait à nouveau un sens, un idéal, un espoir. Ce ne serait plus qu’un simple outil de travail.

    Il vit malgré le brouillard et l’orage le petit panneau indiquant son arrivée à Holy Cross. Ce n’était encore que la route mais il était arrivé. Il était 21h01.
Apparu alors un homme au milieu de la route. 
Peut-être avait-il été là depuis le début, Arthur n’aurait pu le voir. Il vira à gauche. Indécis, il vira à droite. A droite se trouvait un poteau. Il toucha l’homme. Il toucha le poteau. Son visage toucha le pare-brise. Il aurait dû mettre sa ceinture pourtant. Mais pourquoi faire ?
La ceinture sauve des vies ? Alors pourquoi sauver un outil de travail ? C’est vrai ça, pourquoi faire attention ?

    


    Année 1900

    

Une personne lui caressait le bras. Il en avait des frissons. Il était heureux sans savoir pourquoi. Cette personne... Etait-ce un homme ? Une femme ? Irène ? En tout cas quelqu’un auquel il tenait. Ils étaient seuls sur un toit. A la vue, on aurait dit Paris. Mais il ne se concentrait pas sur la vue. Seulement sur le visage de cette personne qu’il n’identifiait pas. Elle lui prit la main. Elle lui déposa un objet froid, en argent, dans la main. Il sourit de plaisir. Le sourire fut réciproque. Puis il déposa un baiser furtif sur les lèvres de la personne, un baiser interdit. « Merci. » C’était sans doute le premier merci sincère qu’il avait exprimé dans sa vie. C’était sans doute la première personne qu’il aimait et qui l’aimait en retour.



    25 Décembre 2012
    



    Il se réveilla dans un lit blanc. L’homme senti l’odeur de la maladie, des médicaments. Aussitôt après avoir identifié les odeurs, il en oublia leurs significations. 
Il n’était personne. Il n’avait pas d’identité si ce n’est ces rêves... Ces rêves si réels. Ce n’était plus des rêves mais un véritable passé. A qui était ce passé ? Etait-ce le sien ? Il ne le savait pas. Ce n’était pas un passé familier. C’était comme s’il possédait ce dont un autre se souvenait. Qui était l’autre ? Qu’il reprenne son passé, l’homme n’en voulait plus. L’homme... Comment s’appelait-il ? Il essaya de bouger sa main mais la douleur fit l’effet boomerang dans son bras, de vagues va et vient de souffrance physique. Un homme accouru et appuya sur un bouton. L’homme entendait le clic du stylo du docteur qui notait des graffitis sur un dossier. L’homme leva les yeux fatigués vers lui. L’un d’eux était bandé. Le bleu de l’autre parlait à la place de sa voix qui refusait de marcher. Alors le docteur lui expliqua. Un accident. Deux hommes. Une voiture. Le choc. L’un était mort sur le coup. Et celui allongé sur le lit avait eu « beaucoup de chance ». Il avait évité le poteau de près. Il l’avait frôlé. Alors tout semblait si puissant. L’homme eu de vagues souvenirs. Un renouveau, une vie à refaire, l’espoir... Il n’avait plus d’identité, il n’en avait jamais eu. Un tueur à gage n’avait pas de nom fixe. Le docteur continuait cependant. Le mort, on n’a jamais su qui il était. Pas de noms, d’ADN ressemblant, aucune famille, aucune réclamation, aucune origine... Lui, on savait une unique chose : il s’appelait Arthur. On aurait espéré qu’Arthur se réveille sachant qui il était. Mais Arthur ne savait pas. Arthur ne se souvenait que de peu de choses. Mais rien de qui il était.

    


    29 Janvier 2013
    



    Arthur se servit un café. Un deuxième. Il était fatigué. Les nuits étaient courtes, les journées trop longues. Il n’en avait pas appris plus sur lui-même, il avait trop bien couvert ses traces, là-bas à Londres. L’ironie d’avoir voulu un nouveau départ pour finalement chercher à savoir qui il était... Arthur pouvait oublier qui il avait été et recommencer à zéro. Mais vingt-neuf (Vingt-neuf, pas trente) ans de vie, on ne pouvait simplement tirer un trait dessus. Surtout pas pour un faux départ. Lui qui voulait ne plus tuer, il avait commencé par buter un pauvre type et un poteau. Il passa une main sur la cicatrice cachée par ses boucles blondes (rousses ?). Les cicatrices, méandres de cet accident. L’ancien tueur à gages finit son café et enleva son t-shirt qui recouvrait les micros cicatrices et se glissa dans la douche.

    


    Année 1900

    

Il devait encore tuer un commerçant cette fois. C’était un métier dangereux mais favorable. Le salaire brut était net. Et on payait cher pour ne pas se salir les mains. Or il avait déjà les mains sales. Rendre un petit service de temps en temps n’avait rien de très grave. Il aimait se faire appeler le Moriarty de Scotland Yard. Il aimait trouver des rapports à la célèbre série de Sir Arthur Conan Doyle. C’étaient des ouvrages qu’il appréciait beaucoup. Il alluma le foyer de sa pipe et s’accouda au balcon Londonien. Quelle belle ville ; théâtre des plus belles innovations techniques.

    


    29 Janvier 2013
    



    Le presque-trentenaire s’essuya les cheveux. Il avait lu presque tous les Sherlock Holmes depuis son retour de l’hôpital. A défaut de ne pas savoir qui il était, il essayait aussi de retrouver qui était cette personne dont il se souvenait. Cette personne, tueur comme lui, qui semblait beaucoup aimer les Conan Doyle. Il avait compris beaucoup de références aux souvenirs qu’ils possédaient et trouvait une distraction à ses livres plutôt fascinante. Il avait beaucoup aimé certains personnages du livre. Néanmoins, s’il prit le nom de famille d’Irène Adler, ce n’était pas par hasard. Non seulement Arthur aimait beaucoup le personnage d’Irène mais il a avait cette femme qu’il ne connaissait pas et pourtant dont il se souvenait qui s’appelait Irène... Ainsi que le A. qui ornait sa montre. Les coïncidences étaient bien trop grande, c’est ainsi qu’il choisit de s’appeler Adler.

    

En deux mois, il n’avait eu le temps de s’installer. Il fallut qu’il s’adapte à sa nouvelle vie, à l’ignorance de l’ancienne et au savoir d’une qu’il n’aurait jamais dû connaitre. Il vivait dans cet appartement dont il n’allumait jamais les lumières. Il était rarement chez lui. Cet appartement était plutôt sa garçonnière. Parce que oui, Arthur aimait faire des conquêtes. Il ne restait pas plongé dans les passés, il profitait aussi pleinement de sa jeunesse. PARCE QUE OUI, VINGT-NEUF ANS C’EST JEUNE !! Mais ne parlons pas de ça. L’âge d’Arthur est un sujet tabou et ce jeune homme compte chaque jour le creux de ses rides. Arthur; le Dorian Gray des temps modernes, les meurtres derrière lui, les conquêtes devant (Comprenez le subtil double-sens).

    

Il enfila un jean. Un t-shirt. Il mit son énorme manteau. Qui à part lui irait en Alaska pour recommencer sa vie ? Mais Arthur n’avait pas peur du froid comme de l’hiver éternel. Et puis voyons le bon côté, le froid abimait moins la peau que le soleil. Le narcissique Dorian claqua la porte derrière lui et descendit dans la rue enneigé. Il était tôt, il faisait encore nuit. Holy Cross, la ville où la nuit est éternelle.



    Année 1900

    

Il regarda cette tour géante. Pour la première fois, il regardait quelque chose d’en bas. La tour-Eiffel, il était venu de Londres pour ça. Le champ de mars était bondé, l’exposition universelle de Paris appelait du monde. A côté de la tour de 300 mètres se trouvait la sphère. Le globe céleste comme on s’aimait à l’appeler. C’était grandiose. Il n’avait pas pu assister à l’exposition universelle de 1888. Il avait eu... Un empêchement. Mais il n’avait pas pu rater celle-là. Un pont rattachait le globe à la tour. Autour criait et riait le peuple venu de toute part. Le monde entier s’était réuni au carrefour du monde ; la ville lumière. Et elle portait bien son nom. Il aurait pu figer cet instant, la vie aurait été à jamais belle. Il manquait quelqu’un auprès de lui pour qu’elle soit parfaite. Son cœur se serra. Mais il préférait ignorer cette absence. Ainsi il fit le tour du champ de Mars, s’arrêtant à chaque attraction sans en faire aucune. Il s’était promis de l’attendre. Mille fois la tentation l’épris. Mille fois il se retint de justesse. L’amour peut soumettre la tentation si facilement.

    


    24 Janvier 2013
    



      « Arthur, tu vas continuer à te foutre de moi comme ça ? »

        « ... »
      « Ca fait peu de temps qu’on se connait. Mais moi je t’aime. »
        « Bien sûr que non, tu ne m’aime pas. Tu ne me connais pas »
      « Je pensais que si... Je pensais que je te connaissais. »
      « Et ben tu t’es trompé. Alors va-t’en ! »
      
« Alors c’est tout ? ça se termine comme ça ? »
        « Ça se termine ? Ça n’a jamais commencé ! »
      « Pour toi nous n’étions jamais un couple... »

      « Jamais. Tu as pris tes fantasmes pour des réalités. »

    Arthur ne regardait pas la personne qui lui parlait. Il savait qu’elle pleurait et il détestait la voir pleurer. Bien sûr qu’ils étaient un couple. Mais Arthur sera trop fier pour se l’avouer. Jamais il ne s’avouera être attaché à cette personne. « C’était juste un plan cul. » c’est tellement plus simple à dire. Et puis on y garde son indépendance. On peut toujours ramener des autres à la maison. Arthur n’avait pas couché avec personne d’autre depuis qu’ils étaient « ensemble ». Mais il le laissait croire. Pour son amour propre. Parce que c’était plus facile.
      « Alors je pars. »

    Il aurait dû lui dire de revenir. Mais Arthur ne ferait pas ça. Arthur passerait à autre chose à la minute où l’homme passerait la porte. Et il irait le soir même, se chercher un petit con dans un bar, un gamin de vingt-ans, pour l’orgueil, qu’il ramènerait chez lui histoire d’un soir. Et tout serait fini. Et la porte claqua.

    


    Année 1900

    

Il entra dans la chambre du vieil homme.  « B’soir papa. » L’homme sur son lit de mort de réagit pas. Il n’avait jamais réagi aux entrées de son fils. Et le fils savait qu’il n’hériterait pas du vieil homme. Mais un enfant gardera à jamais l’espoir de recevoir un peu d’amour de son père, n’est-ce pas? Même si celui-ci décomptait ses jours.


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