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 Keith ⌂ A drop in the ocean, a change in the weather.

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Keith L. Ways

avatar◈ Date d'inscription : 25/11/2012
◈ Messages : 10
◈ Ft : Alex Arnold
◈ Âge : 20 ans.

MessageSujet: Keith ⌂ A drop in the ocean, a change in the weather.   Jeu 29 Nov - 15:13





Keith L. Ways


ft. Alex Arnold


who you really are


    ϟ Nom : Ways
    ϟ Prénom(s) : Keith Logan
    ϟ Âge : 20 ans
    ϟ Groupe : Aperto Libro
    ϟ Job : Livreur de journaux.

your special faculty


    ϟ Ta spécialité de Médium :
    ‣ Son nom : Communication spectrale.
    ‣ Ses particularités : Il entend les "fantômes", et peut communiquer avec eux, quelque soit la langue avec laquelle ce dernier s'exprime. Cette aptitude est un pouvoir dans le sens où Keith est sourd, et ne peut entendre que les voix des fantômes, et rien d'autre que cela.
    ‣ Ses points forts : Bien qu'il soit sourd, cela lui permet de retrouver un brin de communication, et d'avec tous, quelque soit la langue employée pour la conversation.
    ‣ Ses points faibles : Il ne peut entendre que les voix de ses fantômes, et pas des autres humains normaux. Il ne peut non plus pas entendre sa propre voix.

question time


    ϟ Quelle est ta plus grande peur ? : De perdre son indépendance, et surtout, de se retrouver tout seul.
    ϟ Quel est ton plus grand rêve ? : Retrouver tout ce qu'il a perdu. Sa vie, son avenir, sa soeur, ses ambitions...
    ϟ Quelques uns de tes défauts ? : Égoïste, pessimiste, immature, renfermé, râleur,...
    ϟ Quelques unes de tes qualités ? : Réfléchi, affectueux, serviable, indépendant, calme...
    ϟ Parles-nous de tes mauvaises habitudes et petites manies ? : Il soupire, tout le temps. Il râle et marmonne aussi beaucoup, et articule mal, mais c'est principalement à cause de sa surdité. Sachant lire sur les lèvres, si ce que vous dite ne l'intéresse pas, il détournera le regard pour vous le faire comprendre. Il se mordille la lèvre inférieure quand il panique. Quand il est tout seul, il parle à son chien, même si il ne s'entend pas lui-même. Il glisse toujours des écouteurs dans ses oreilles quand il sort. Personne ne saurait dire si c'est par habitude, ou pour justifier de manière factice aux gens qu'il croise qu'il ne les entend pas...
    ϟ As-tu de la famille ? : Deux parents, comme tout le monde, et avait une soeur, décédée. Et aussi un chien, depuis peu, un chiot Husky nommé Heylian... Si ça compte comme une famille.
    ϟ Es-tu plutôt fille ou garçon ? : A vrai dire, il en sait rien. Les deux ?
    ϟ Ton avis sur le 21 décembre 2012 ? : Il dormait. Et.. Il a rien entendu. Du coup, vu qu'il n'était pas là, il ne sait pas quoi y penser !
    ϟ T'es au courant que t'es médium au moins ? : Oui oui. En même temps, avec un don pareil, ça se remarque vite...

fairy tales don't always have happy ending


    ϟ Histoire :


    Le 21 Décembre 1992 ; « Un cri. »

    Le premier signe de la vie. On crie, on pleure, on libère nos poumons. On se libère de neuf mois de mutisme.

    Alors Keith n'échappe pas à la règle, ce matin de décembre. Il crie, pour la première fois de son existence. Ses pleurs de nouveau-né résonnant entre les murs de la petite clinique d'Holy Cross. Des cris qui attirent la petite fille restée à l’extérieure de la salle, et qui échappe à la garde de son grand-père pour accourir à l'intérieure. Petite fille de six ans très vite interceptée par son père, qui la soulève d'un bras, et l'empêche d'avancer plus loin, la sortant de la salle d'accouchement, calmement.

    « Serah, on t'avait dit de rester avec Papy...
    - Mais je voulais voir ma petite soeur... Je l'ai entendue pleurer.
    - C'est un petit garçon, Serah. Keith. »


    • • •

    Le 25 Décembre 1998 ; « Une guitare désaccordée »

    Parfois, c'est un juste un objet, qui peut déterminer notre vie. Qui peut déterminer celui que l'on veut être. Celui que l'on est. Par exemple... Une petite guitare en bois verni, bien emballée, toute neuve.

    Le garçonnet, tout excité, ne pouvait s'empêcher de gratter sur ses cordes avec joie, sautant de partout dans la maison familiale, et manquant plusieurs fois de faire tomber le sapin de Noël dressé dans le salon.

    « Regarde, comme je suis douée, Serah ! Plus tard je serais un super musicien ! »

    Sa grande soeur rigole, en hochant la tête. Oui, oui, musicien. Le gamin de six ans a tellement de conviction dans son regard que même ses parents et son aînée ont envie d'y croire. Ils le regardent, faire son petit spectacle musical improvisé, qui fait grincer les oreilles. Mais ils applaudissent quand même l'enfant qui clôt son concert dans une petite révérence maladroite, avant de courir dans sa chambre continuer de jouer sur son instrument, et, comme il leur annonce : « leur écrire une chanson de Noël qui va faire un carton. »


    • • •


    Le 15 Juin 2009 ; « Un chant »

    « Hey, merci à vous tous d'être venu, ça nous fait super plaisir ! »

    Et Keith ne le cache pas, ce plaisir. Son sourire est immense. Il y a pleins de gens, dans l'auberge, ce soir là. Il faut dire, qu'un concert de Rock à Holy Cross, c'est assez rare, alors forcément, la plupart des jeunes de la ville - et les moins jeunes, aussi -, sont venu voir cela, plus par curiosité que par réel intérêt, au final. Mais, ce n'est pas grave. Ca reste un public. Et ça, c'est cool. Toujours souriant, il se tourne vers Ayden, à la basse, et du batteur prêt à l'attaque, et d'un signe de tête, lance le premier morceau.

    Au final, le public ressort agréablement surpris, et surtout Keith, qui rentre chez lui euphorique. Il se laisse tomber sur son lit presque aussitôt le seuil de la porte de sa chambre franchit. Il ne s'endort même pas tout de suite, malgré l'épuisement. Il se contente de fixer le plafond, en souriant bêtement. Voilà. Maintenant il est certain de ce qu'il veut faire de sa vie. De la musique. Il n'a jamais ressentit autant de joie que ce soir, lorsqu'il chantant dans son micro tout en grattant sa guitare. C'est indescriptible, ce sentiment. Et puis, aux alentours de quatre heures du matin, il s'endort finalement. Avec le sourire aux lèvres.

    • • •


    Le 11 Février 2012 ; « Un cri de joie »

    Il tient sa lettre ouverte entre ses doigts. Ce bout de papier qu'il vient d'extirper de la boite aux lettres familiale... Ce papier qu'il n'attendait presque plus. Il a envie de crier, de sauter dans tous les sens, de réveiller ses parents, sa soeur, tout Holy Cross qui dort encore à neuf heure du matin ce Samedi d'Hiver. Et au final, c'est ce qu'il fait. Il se lance dans une danse improvisée, au bout milieu du salon, sautillant et piaillant en pyjama. Il est heureux. Il sait qu'il touche du bout des doigts son rêve. Il sait que dans quelques mois, il partira donc d'ici, pour rejoindre une des meilleurs écoles de musique des Etats-Unis. Euphorique, il va tirer sa soeur du lit. Il faut qu'ils fêtent ça. Ce soir, à la soirée organisée près de la forêt.

    • • •

    « Ayden ne vient pas ? »

    Keith est surpris, et légèrement déçu, en constatant le petit frère d'Aeron - la petite amie de sa soeur -, ne se joigne pas à eux ce soir de fête. On lui répond que non, il ne vient pas, il est malade. Et qu’apparemment, lui, il n'a pas reçu sa lettre de l'école à laquelle ils ont postulé en même temps. Ce n'est pas étonnant, étant donné que les services de postes sont assez aléatoires, par ici. Alors tant pis. Keith hausse les épaules, et se glisse dans la voiture, sans dire un mot de plus.

    • • •


    Le 12 Février 2012 ; « Un crissement de pneus. »

    Il s'était amusé. Oui. Il avait but. Un peu trop, peut-être. Mais bon. Tant pis. Il était tellement heureux qu'il en avait eut besoin, envie, pour l'aider à crier sa joie à tous. De s'amuser, de ne plus se prendre la tête après tout ce stress de l'attente...

    Mais, il y eut un mais. Il y a toujours un mais. Quelque chose qui ne colle pas. C'était trop beau, n'est-ce pas ? Trop beau... Ça ne pouvait pas durer.

    Tout c'était passé trop vite. Il était en train de décuver à l'arrière de la voiture d'Aeron, après la soirée, les écouteurs vissés dans ses oreilles, pour mieux profiter de cette fin de soirée. Et puis, pam. Un dérapage, et un choc. Un grand bruit. Keith n'a pas compris ce qu'il s'est passé. Sa tête a pris un coup violent, ses oreilles se sont mises à siffler et puis... Plus rien.

    • • •



    Le silence

    Je ne sais pas si vous vous êtes déjà réveillé dans un hôpital, ou ce qui y ressemble. Mais, je vous le déconseille. Ce n'est jamais bon. Jamais. Et on l'apprend toujours à ses dépends.

    Quand j'ai ouvert les yeux, j'ai tout de suite compris que quelque chose n'allait pas. C'était silencieux. Trop silencieux. Il y avait juste un léger sifflement. Je me suis redressé, difficilement. Et j'ai porté mes mains à mes oreilles, par réflexe. Mes doigts se sont confrontés à un tissus légèrement rugueux, et froid. J'ai appuyé. Erreur. Mes oreilles se sont mises à me brûler, atrocement. Et pourtant, j'ai gardé mes mains dessus. Comme si j'avais besoin de sentir quelque chose. Pour être certain d'être en vie. Mais cela faisait tellement mal que j'ai hurlé.

    J'ai hurlé mais aucun son ne m'est parvenu aux oreilles. Aucun. J'ai crié, plus fort. Toujours rien. Simplement ce sifflement régulier, et détestable. Celui auquel je devrais m'habituer. Quelqu'un est entré, en fracas. En fracas, mais en silence. Une infirmière, à l'air d'abord surpris, puis désolé. Elle s'approcha de moi, avec un sourire compatissant, et extirpa de sa poche un calepin. Elle écrit quelques mots d'une main légèrement tremblante, avant de me le tendre.

    Je ne saurais pas retranscrire mots pour mots ce qui était marqué sur ce mot. Parce que je me suis empressé de le rouler en boule et le jeter loin. Ces mots ne pouvaient être que des mensonges. Cette femme était une menteuse. Une manipulatrice. Il n'y avait pas d'autres solutions. Cela ne pouvait pas être vrai. Inconsciemment, je me suis mis à pleurer. Je me suis mis à pleurer parce que j'avais peur. J'avais peur de ce silence. J'avais peur de ce que cette femme avait écrit à propos de ma soeur. J'avais peur de tout cela. De ce sentiment de solitude qui m'envahissait brutalement.

    C'est simplement quand j'ai vu arriver ma mère vers moi, accourant les yeux rouges, que j'ai compris que tout cela était vrai. Quand elle a essayé de me parler, que j'ai vu ses lèvres remuer en vain... Quand elle m'a pris dans ses bras, et que j'ai sentis dans mon cou ses larmes froides... J'ai réalisé.

    Je venais de perdre ma soeur, mon avenir, ma vie.

    • • •



    Le regard.

    Je regardais les gens. Autours de moi, dans ce couloir d'hôpital, j'observais les gens qui s'agitaient. Ils étaient tous des silhouettes, mouvantes mais silencieuses. Je les regardais passer devant moi, parfois en m'adressant un regard pleins de pitié, d'autres fois en ne me prêtant pas attention. J'observais leur visage. Leurs lèvres qui se mouvaient en silence. J'apprenais à y lire des syllabes, des mots courts. J'apprenais à observer, à défaut d'entendre.

    J'étais donc condamné à cela ? A me contenter du silence, en attendant que mon ouïe revienne ? Parce que oui, il y avait une chance qu'elle revienne. 5%, précisément. Ma vie se limitait à ce pauvre chiffre, à présent. Un pauvre chiffre, et observer les gens. C'était triste.

    Quelqu'un posa sa main sur mon épaule. Je sursautai légèrement, tournant la tête vers mon père, qui me regardait d'un air de pitié. Je n'inspirais plus que cela. De la pitié. J'étais le pauvre gamin qui venait de perdre sa soeur dans un accident, et de perdre ses chances d'avenir. Pauvre petit Keith. J'avais l'impression d'être un gamin égaré, avec qui on se comportait avec extrême gentillesse, juste pour ne pas le froisser. Je soupirai, et me levai, suivant mon père. C'était mon dernier jour à la clinique. Après plus de deux semaines de convalescence.



    La crainte.

    Je sentais le regard de ma mère peser sur moi. A contre-coeur, je relevai la tête vers elle, me confrontant à son expression de profonde inquiétude qui ne la quittait plus. Doucement, elle se mit à mouvoir les lèvres, d'une lenteur volontaire pour me faciliter la tâche. « Keith, tu es sourd, mais pas muet. ». Voilà, encore une fois. N'avais-je donc pas le droit de rester silencieux ? De ne rien avoir à dire ? C'était si surprenant que ça ?

    Les gens ne semblaient pas comprendre comment cela pouvait bien se passer, dans mon esprit. Ils ne voulaient pas comprendre que je ne voulais pas leur adresser la parole. Je n'avais pas prononcé le moindre mot depuis l'accident. Je n'avais rien à dire.

    Dans le fond, j'avais sûrement peur. Peur de parler, mais de ne pas entendre ma voix. Peur de ce changement. J'avais peur de cet inconnu, qui s'était imposé à moi, et me rendait la vie compliquée. C'était tout cela, qu'il se passait dans ma tête mais que personne n'était capable de comprendre.



    La colère.

    Elle était restée dans un coin de ma chambre, pendant ses dernières semaines. Se dressant presque fièrement, près de mon bureau. Elle me faisait mal. Cette guitare électrique, celle que j'entretenais fièrement, et avec qui j'adorais jouer. Cet instrument qui me tenait à coeur.

    Et maintenant, je n'étais plus capable de la regarder sans avoir envie de crier. Elle me donnait la nausée. Elle représentait ce que j'avais perdu. Je l'ai attrapé, d'un geste sec, ce matin là, et j'ai courus dehors. J'ai courus dehors, et je l'ai envoyé au loin. Loin de ma vue. Elle est retombée lourdement au sol, à quelques mètres. Je n'ai pas cherché à la récupérer, et je suis rentrée, sans me retourner.

    C'était la première fois que je m'énervais, depuis l'accident. La première fois que je laissais échapper de mon être le bordel qu'était devenu ma tête, mon esprit.



    Le manque.

    Cela faisait bien deux heures que j'étais assis là. Assis sur le sol humide et froid de ce cimetière. Face à cette pierre. Face à ce prénom. Serah Ways.

    La seule fois où j'étais allé voir sa tombe, c'était le jour de son enterrement. Ce jour triste, et froid. Ce jour où j'avais vu les visages dévastés de tous ceux qui aimaient Serah... Tout le monde l'aimait, de toutes manières. C'était le genre de personne que l'on ne pouvait qu'aimer. Dont on ne pouvait que pleurer la mort. C'était une perte immense, pour l'humanité.

    Et pour moi.

    Cela faisait quatre mois. Quatre mois que je ne prononçais plus un mot. Quatre mois que je n'en entendais plus, non plus. C'est rien, quatre mois, dans une vie, et pourtant, c'est long. C'est long, sans toi, Serah.

    J'ai soupiré, dans l'air de la nuit. A côté de la sépulture de Serah, se dressait celle d'Aeron. Comme deux amants maudits, qu'on aurait cherché à réunir dans l'éternité.

    « [colo=mediumseagreen]Tu me manques, Serah. C'est dur, sans toi. Pourquoi t'es plus là ? T'avais pas le droit de me laisser... J'ai besoin de toi. On a besoin de toi. [/color]»

    Je laissai s'échapper ces mots hasardeux d'entre mes lèvres. Je laissais s'échapper dans l'inconnu une part de moi. Pour la première fois, j'osais le faire. Et j'adressais mes premières paroles depuis longtemps à quelqu'un qui n'était plus là pour les entendre.

    « Je veux pas grandir sans toi. C'est trop bizarre. Je peux pas concevoir de plus du tout te revoir... Je peux pas concevoir que je te réveillerais plus le matin en sursaut, juste pour t'embêter, que je ne viendrais plus te harceler pour que tu viennes me voir jouer à l'auberge, que l'on ne se fera plus des petites virées dans les bois ou à la creek,... Je peux pas, tu vois. »

    J'esquissai un léger sourire en évoquant ces brides de souvenirs. Je sentais le vent souffler sur ma peau, frais et presque réconfortant.

    « Mais je suppose que je n'ai pas le choix. Je dois te dire au revoir, n'est-ce pas ? Au revoir, mais pas adieu... N'est-ce pas ? »




    L'acceptation.

    C'est étrange, mais l'on s'habitue, au silence. On s'habitue à ne plus entendre sa voix. On s'habitue à ne plus entendre les autres. C'est dur. Parfois encore, je m'énerve tout seul. Mais ça s'arrange. Plus ou moins.

    J'ai même pris un appartement en ville, tout seul. Pour prendre mon indépendance. Pour affirmer que mon handicap ne m'empêcherais pas de vivre comme je le désire. C'est comme ça.

    Après, forcément, mes parents ont cherché à me couvrir quand même, allant me voir presque tous les jours.

    Et leur dernière trouvaille ? Elle date de ce matin. Le jour de mon anniversaire. Mes vingt ans, en ce 21 décembre. Ils sont venus me voir, tout guillerets. Et dans les bras de ma mère, une petite boule de poils, grise et blanche. Une frimousse, avec de grands yeux bleus qui me fixaient.

    « Un chien ? Vous n'êtes pas sérieux quand même ? »

    Ils étaient très sérieux.



    L'incompréhension.

    J'ai jamais crus en ces conneries de fin du monde. En plus, le 21 décembre 2012 tombait pile sur l'anniversaire de mes vingt ans. Du coup, voilà, raison de moins d'y croire. Cette nuit là d'ailleurs, alors que tout le monde s'agitait à cause du temps, moi j'ai dormis comme un loir... Comme quoi, la surdité a ses avantages. Mais j'ai quand même constaté dès le lendemain les changements...

    « Excusez moi jeune homme, auriez vous l'heure s'il-vous-plaît ? »

    Cela avait commencé comme cela. Alors que je promenais Heylian, mon cadeau d'anniversaire, en ce début d'après-midi. Cet homme, étrange, qui me demandait l'heure... Je venais de l'entendre. Ce mec m'avait parlé, et je l'avais entendu. Après des mois de silence, j'entendais. Mon coeur s'est mis à battre comme jamais.

    « Et pourriez vous dire à votre chien d'arrêter de japper, je vous pris ? »

    Deuxième sursaut. Je n'entendais pas Hey' japper. Et pourtant, en baissant la tête vers elle, je constatai que c'était le cas. Je n'ai pas répondu à l'étranger. Je suis resté silencieux, et j'ai tracé ma route jusqu'au parc avec mon chien.

    Et je l'ai vu. Aeron. Elle était là. J'ai entendu sa voix. Elle était de retour.

    Si Aeron était là... Pourquoi Serah ne l'était pas...?




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