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 « Le temps n’est jamais perdu quand on est perdu tout le temps. »

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Valentina Melnikov

avatar◈ Date d'inscription : 03/12/2012
◈ Messages : 7
Féminin
◈ Ft : Emily Browning
◈ Disponibilité : Dispo!
◈ Fiche : « Le temps n’est jamais perdu quand on est perdu tout le temps. »
◈ Âge : 23 ans, dans vos yeux.
◈ Job : Assistante à la librairie.
◈ Particularités : Morte dans le courant des années 1910, et parle très peu l'anglais.

MessageSujet: « Le temps n’est jamais perdu quand on est perdu tout le temps. »   Lun 3 Déc - 20:13





Valentina Melnikov


ft. EMILY BROWNING



who you really are


    ❄ Nom : Melnikov
    ❄ Prénom(s) : Valentina
    ❄ Âge physique : 23 ans
    ❄ Date de la mort : Quelque part dans les années 1910...
    ❄ Groupe : Non Fui, Fui, Non Sum
    ❄ Job : Assistante à la librairie.

question time



    ❄ Quelle est ta plus grande peur ? : Le feu. Cet élément la terrorise.
    ❄ Quel est ton plus grand rêve ? : Parvenir à communiquer plus librement avec les autres. Parler russe quand les autres vous parlent anglais, c'est perturbant... Pire, c'est un handicap qui mène facilement à la solitude. Alors même si elle en a l'habitude... 23 ans seule et plusieurs décennies dans un cercueil, ça finit par être pesant! Mais, est-ce vraiment un rêve? Valentina caresse plutôt l'espoir naïf et enfantin de l'amour, et d'une certaine liberté, lorsqu'elle sera apte à se lancer dans le monde cruel et la réalité.
    ❄ Quelques uns de tes défauts ? : Timide, plutôt naïve (comment faire autrement dans sa situation?), extrêmement curieuse mais assez peu sûre d'elle.
    ❄ Quelques unes de tes qualités ? : Intelligente et observatrice, douce et souriante.
    ❄ Parles-nous de tes mauvaises habitudes et petites manies ? : Elle rougit très vite, pour pas grand chose, et à tendance à passer ses journées à trier les bouquins pour les ranger parfaitement dans un ordre précis. Elle s'amuse aussi à glisser des petites notes et gribouillis sur des morceaux de papier un peu partout; messages cachés, jeu de hasard... Elle s'obstine à exister par de minuscules gestes.
    ❄ As-tu de la famille ? : Avant, oui... Difficile pour un revenant du XXe siècle.
    ❄ Es-tu plutôt fille ou garçon ? : Plutôt fille. Carrément fille.
    ❄ Ta résurrection, tu l'as vécue comment ? : Elle n'a tout simplement pas compris. Elle est pour ainsi dire tombée des nues. C'n'est pas ainsi qu'elle imaginait le futur... Mais elle ne réalise pas vraiment, encore. On peut souvent voir dans son regard l'émerveillement des enfants; elle découvre un monde qui n'est pas le sien. Tout ça l'intrigue au plus haut point mais ne la rassure pas. Parfois elle a vraiment peur, et quand ses pensées la torturent un peu trop, elle aimerait mourir une seconde fois. Tout se bouscule, dans cette petite tête brune...
    ❄ Tu te poses pas des questions ? : Si. Plein. Trop. Pourquoi, comment, où? Encore aujourd'hui, ces quelques questions la hantent. Mais elle essaie de vivre avec, malgré la barrière de la langue et de la culture qui s'impose à elle sans qu'elle n'ai rien demandé...

fairy tales don't always have happy ending


    ❄ Histoire :



    L'odeur du papier et de l'encre engouffre vos narines en même temps que les cliquetis du carillon suspendu à l'entrée de la librairie. Vous entrez, et vous l'apercevez. La brunette qui farfouille dans une rangée de livres à la reliure dorée, rehaussée sur la pointe de ses pieds. Elle sursaute presque en entendant votre arrivée; elle vous regarde. Ses lèvres s'entre-ouvrent, elle voudrait parler. Pourtant elle hésite. Un sourire timide se dessine, elle baisse le regard un instant, et quand elle plante à nouveau ses yeux verts dans les vôtres...


    Faites un pas. Deux. Ok, sautez carrément dans le passé. Voyagez un peu. Vous voulez savoir, n'est-ce pas? D'où viennent ces mouvements d'une élégance gênée évidente. D'où vient ce silence, et ce regard qui trahit l'appréhension. L'incompréhension.

    L'Ukraine, à l'aube du XXe siècle qui est alors part intégrante de l'Union Soviétique. L'ukrainien étant interdit à cette époque, la petite fille apprendra la langue Russe. Née dans une famille de la bourgeoisie, Valentina bénéficie d'une éducation hors-pair. La maison familiale, un peu en retrait de la ville, fut un repère essentiel; c'est là qu'elle a passé le plus clair de son temps pour ne pas dire la totalité.
    Elle a toujours été une enfant facile, appliquée, soigneuse, silencieuse et très respectueuse. Mais, enfermée dans un moule pré-fabriqué de future jeune-fille parfaite, c'est à lire et écrire qu'elle devait passer son temps. Il n'était pas question de mettre le nez dehors, et risquer de se salir. Il ne fallait pas rire trop fort, et il ne fallait pas courir, pour ne pas tomber. Il fallait toujours être polie et calme.
    Il fallait qu'elle oublie de vivre pleinement l'enfance avec sa féerie et son émerveillement qui naît d'un rien.


    «Tu rêvasses, Valentina! Remets donc les pieds sur Terre! Là... Voilà. Tu es parfaite.»


    La petite fille devient une adolescente taciturne. Elle ne voit pas les autres jeunes, sauf lors de soirées organisées par son père où ses collègues viennent avec femmes et enfants. Mais ils sont aussi peu intéressants qu'elle devait le paraître. Toutes ses figures froides, figées dans l'assemblée, accolés à leurs parents qui vantent leur intelligence et leur talent dans diverses disciplines. Tout cela lui donnait la nausée.
    Ses lectures même devenaient ennuyeuses. Intellectuelles, scientifiques, sans une once de poésie; on s'acharnait à plomber la créativité et l'imagination au sein même de son crâne pour en faire une parfaite jeune femme.
    Intelligente, elle l'avait bien perçu. Alors elle commença à écrire. Sa langue natale lui permettait de coucher sur le papiers diverses fantaisies remplies d'émotions et de vie, de sentiments, de choses réelles et concrètes, d'actes audacieux, de personnages chimériques autant que de pensées lyriques. C'était là son échappatoire, la seule.

    «Ah! Les romances et toutes ces fantaisies... Des lectures pour les fous, il ne faut pas mettre le nez là-dedans, Valentina!»



    Sa mère était la plus hystérique à ce sujet. Elle détestait la sensibilité en toute chose, la spiritualité,tout ce qui mêle les ressentis à la vie. Valentina n'a jamais réussi à savoir si c'était par pudeur ou par peur. Au fond, peu lui importait.
    Son père, lui, était plus proche de la jeune fille. Il était silencieux, et humble à côté de sa femme qui avait tendance à parler beaucoup trop. Elle les comparait souvent, et ne comprenait pas vraiment comment un mariage pouvait être aussi raté, et se questionnait même sur la légitimité de sa propre existence. Ah, et puis il y avait son petit frère! Adorable petite bouille turbulente, souvent réprimé pour ses excès d'énergie. Pauvre créature... Elle avait une quinzaine d'années quand il est né, peut-être moins. Elle s'entêtait à développer chez lui l'imagination, de sorte à ce qu'il ne termine pas comme tout ces adultes de la haute: sans goût et sans intérêt.

    «Vaaaal? C'est quoi cette fleur? C'est joli, on dirait le soleil!»

    «Oui... Et même qu'avant de ressembler au Soleil, ça ressemble à la Lune. En plus doux. Ca s'appelle un pissenlit. Mais ça ne pousse pas ici...»


    Les deux enfants avaient la chance d'avoir une grande maison, ET une serre dans laquelle le jardinier faisait pousser toutes sortes de fleurs. Elle venait lire ses livres de botanique et de sciences de la Terre là, pour poser des questions, et demander comment faire pousser telle ou telle chose. Il était devenu une sorte d'ami et de guide; il comprenait sa façon de voir les choses et savait à quel point ce devait être dur pour elle. Elle venait se réfugier ici, et l'homme partageait agréablement son savoir en se plaignant souvent qu'en ce lieu, les seules personnes dignes d'attention réelle sont les enfants parce qu'ils ont encore un coeur, et que personne ne devait lui enlever le sien.

    Lorsque la fleur qu'elle plantait par expérience sortait de terre et grandissait un peu, Valentina montrait et expliquait au petit garçon sa progression, ce qu'il se passait là à l'intérieur des tiges. Il était persuadé qu'elles étaient vivantes et avaient le droit d'exister au même titre que nous. La jeune fille avait gagné; il voyait vie, éclat et beauté en toute chose.

    Elle grandit, et devint peu à peu une femme. Ses parents ne l'adoraient plus comme lorsqu'elle était enfant; devenue adulte, ou presque, elle conservait ses mines rêveuses de gamine - ce qui avait le don d'agacer sa mère. Souvent un peu absente, elle n'écoutait que rarement les conversations, y trouvant peu d'intérêt. Elle préférait se terrer dans la serre où elle était depuis peu la seule à s'occuper des plantes, avec son tas de livres. Son second endroit de prédilection était le grenier; loin d'être trouillarde, elle pouvait, la nuit, passer le regard à travers un trou dans la toiture qui lui permettait de regarder le ciel nocturne. Avec une lanterne, du papier, et un crayon de bois, elle pouvait y rester jusqu'au matin.


    «Valentina, sors un peu de ta tête, bon sang! Mais qu'est ce qu'il peut bien s'y passer pour que cela te captive tant...»


    Son père avait bien sûr saisi le trouble. Il décida, comme remède, de lui trouver un mari. Chose qu'elle redoutait après l'exemple de ses parents, mais dont elle voulait également faire l'expérience avec tous les espoirs les plus vains au monde. Elle aurait voulu rencontrer un homme parfait, cultivé et attentif, qui n'aurait rien à voir avec ceux du monde dans lequel elle vit. Pauvre enfant... A 23ans, si naïve!
    Il fut décidé de donner une réception en l'honneur de ses fiançailles avec ce charmant monsieur qu'elle n'avait jamais vu et qu'elle espérait et craignait à la fois.

    Tout allait pour le mieux; pour la première fois, Valentina trouvait cette soirée excitante. Elle cherchait, habillée au mieux possible, balayant la foule avec une curiosité infantile pour trouver celui qui semblerait être son futur.
    Une main soulevant les pans de sa robe trop longue, malgré le regard accusateur de sa mère, elle sillonnait la salle dans une discrétion bancale.
    Un peu essoufflée, elle vint s'adosser à un mur tout près d'une fenêtre. Elle continuait d'observer de ses iris verts, essayant de trouver par déduction logique suivant les relations de son père avec les autres hommes qui avaient des fils. Et finalement elle cru comprendre alors qu'elle croisa le regard d'un jeune homme tétanisé près des escaliers, les yeux rivés sur elle.

    La fenêtre à sa droite trembla, le verre se brisa et un bras entra, fourrant dans la main tremblante de Valentina un bout de papier. Tout se passa très vite; les autres vitres faisaient des bruits assourdissants, et des gerbes de feu semblaient filer à l'intérieur. Les nappes, les décors; les flammes envahissaient l'espace et tout le monde criait.
    Elle eu à peine le temps de lire avant que tout ne dégénère définitivement:
    Citation :
    "Si ce n'est pas à moi que vous devez être, alors vous ne serez à nul autre.
    Madame, avec toute l'affection née de votre regard si trouble,
    Adieu."
    Là. Le temps accéléra, les nobles n'étaient plus qu'un amas d'animaux qui se marchaient dessus pour sauver leur vie, laissant derrière eux leur prétendue famille. Certains s'en sortirent, d'autres pas.
    C'est ce soir là que Valentina trouva la mort, brûlée vive par les flammes d'une passion dont elle rêvait, au silence amoureux mais à la jalousie meurtrière, emportant avec elle ses proches, et ses bourreaux.


    «Et puis ce fut l'amnésie... La Nuit qui s'traîne et ne veut pas finir.»



    Puis, vint cet orage. Sans temps ni lieu, sans raison, sans intuition, sans prévention, Valentina émergea du monde des morts à celui des vivants, en compagnie d'autres qui semblaient tout aussi perdus de se retrouver là. Mais s'ils étaient déboussolés, eux se comprenaient. Elle se rendit vite compte qu'ils parlaient une langue qui n'était pas la sienne. Que leurs vêtements n'avaient rien à voir avec ce qu'elle connaissait, que l'horizon et la ville, les autos, le reste; tout était nouveau. Il lui semblait être tombée sur une nouvelle planète après tant de sommeil. Effrayée et seule, elle saisissait de vagues bribes de phrases grâce à ses bouquins de langues qu'elle avait vaguement étudiés dans sa jeunesse...
    Et puis, Candice, la libraire. Cette femme l'a tout bonnement recueillie et adoptée comme un pauvre oiseau tombé du nid. Elle lui offre logis, couvert et travail, en plus de la comprendre approximativement. Sans elle, qui sait où Valentina aurait terminé...

    «Euh... Bonjour?»

    Vous sursautez. Vous avez vu? Bien. Très bien. Ne dites rien, dans ce cas... Car sa mémoire est éparpillée en éclats brisés dans le fond de sa tête, quelque part... En attendant qu'ça revienne, ou que ses peurs s'en aillent, elle construit pas à pas sa nouvelle vie en essayant d'apprendre le monde, mieux que cloîtrée entre les murs.


monsters hiding under the bed



    ❄ Comment as-tu découvert le forum ? : Les admins sont mes amants amis.
    ❄ Qu'est-ce qui t'a poussé à t'y inscrire ? : Le contexte est vraiment intriguant. Et puis, cette prédef' m'a interpellée!
    ❄ Trouves-tu qu'il manque quelque chose ? : Des noisettes.
    ❄ Le code du Règlement : [Code Validé par le plus parfait des admins]




Dernière édition par Valentina Melnikov le Jeu 6 Déc - 20:37, édité 9 fois
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Elizabeth V. Fletcher

avatar◈ Date d'inscription : 03/12/2012
◈ Messages : 96
◈ Ft : Karen Gillan.
◈ Disponibilité : 2/2.
◈ Fiche : Karen Gillan
Elizabeth V. Fletcher

◈ Âge : 25 ans.
◈ Job : Directrice de la Gazette.
◈ Liens : Dylan Owens; blablabla.
◈ Particularités : « Vision de la mort ».



MessageSujet: Re: « Le temps n’est jamais perdu quand on est perdu tout le temps. »   Lun 3 Déc - 21:12

T'as pris Emily, ELLE A PRIS EMILY ! :aaaaaaaah: /SBAF/
BIENVENUE JOLIE DEMOISELLE ! *_*
Bon courage pour ta fiche. (: *retourne à la sienne*

_________________

Tous deux pris on sort D'une danse mouvementée J'embrasse tes levres mortes Et j'essaie De déchiffrer tes yeux, De te rendre amoureuse de moi Mais je suis a ce jeu Maladroit Tous deux pris on sort Le long des cafés Finir ivre mort Ca me plait Tu avoue et je veux Finir amoureux de toi Je te suis a ce jeu Maladroit Tout deux pris on sort D'une danse mouvementée...


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Keith L. Ways

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◈ Messages : 10
◈ Ft : Alex Arnold
◈ Âge : 20 ans.

MessageSujet: Re: « Le temps n’est jamais perdu quand on est perdu tout le temps. »   Jeu 6 Déc - 20:29

Ah, Valentina, quel bon choix *_* ♥️
J'adore ce que tu as fait du prédef, c'est génial, et ta fiche est juste... Wah. L'histoire et tout, la manière d'écrire... Héhé Léchouille !

Bref, donc validée, forcément ! Tu peux maintenant aller faire un tour du côté des logements, les liens, les rps... Tout ça tout ça ♥️

_________________

“ Blabla bla blabla
blablabla blablabla blablabla
blablabla blablabla blablabla
blablabla blablabla blablabla
blablabla blablabla blablabla ”

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Arthur Adler

avatar◈ Date d'inscription : 26/11/2012
◈ Messages : 62
Masculin
◈ Ft : Tom Hiddleston
◈ Disponibilité : Absent.
◈ Fiche : I want to make Romeo jealous.

Fiche de liens.

◈ Âge : 29 ans.
◈ Job : Instit.
◈ Particularités : Il est amnésique mais possède les souvenirs d'un mort dont il ne connait pas l'identité.

Il détient aussi une montre gousset en argent qu'il a toujours sur lui.

Il est presque roux.


MessageSujet: Re: « Le temps n’est jamais perdu quand on est perdu tout le temps. »   Ven 7 Déc - 16:49

ex


_________________






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MessageSujet: Re: « Le temps n’est jamais perdu quand on est perdu tout le temps. »   

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